La crise du coronavirus a eu un impact majeur sur notre comportement en ligne ; de nombreuses personnes font du télétravail via internet, les achats en ligne se sont multipliés et les services de messagerie numérique tels que WhatsApp sont utilisés de manière plus intensive. Cette activité en ligne accrue fait cependant exploser l’escroquerie en ligne. Les cybercriminels utilisent la crise du coronavirus comme nouvelle approche et ont donc souvent le champ libre.
Ci-dessous, nous énumérons pour vous les formes les plus courantes de fraude au coronavirus :
Phishing
Le phishing est un phénomène par lequel l’escroc se fait passer pour une instance de confiance afin d’extorquer de l’argent et des données à des citoyens ignorants. Par exemple, des cybercriminels se font passer par e-mail pour le SPF Finances en demandant d’effectuer des paiements en retard. La crise du coronavirus offre désormais à ces criminels un nouvel angle d’approche : ils réclament une prime corona en compensation des mesures sanitaires actuelles. Afin de vous verser cette prime corona, ils vous demandent vos coordonnées bancaires ou le numéro de votre carte de crédit. C’est de cette manière qu’est commise la fraude au coronavirus.
Ce qui est dangereux, c’est que ces e-mails ont souvent l’air très professionnels. Ainsi, vous êtes redirigé vers un site web qui peut ressembler à un véritable site gouvernemental. Les logos sont en outre reproduits de manière très précise et les fausses adresses e-mail ressemblent fortement aux adresses e-mail originales. Par conséquent, il est souvent impossible de distinguer le vrai du faux.
Smishing
SafeOnWeb, une initiative du gouvernement belge visant à informer et conseiller les citoyens sur la cybersécurité, a déjà mis en garde plus tôt cette année contre le « smishing » (phishing par SMS). Le smishing s’est produit massivement lorsque le gouvernement a effectivement décidé de verser des primes corona. Un SMS a été envoyé, soi-disant au nom du Conseil National de Sécurité, indiquant que chaque citoyen recevrait une compensation pour les factures qu’il avait payées pendant la crise. Celui-ci renvoyait vers un faux site web. Sur ce site, on pouvait soi-disant cliquer pour accéder au site de sa propre banque. De cette manière, les cybercriminels pouvaient à nouveau extorquer les coordonnées bancaires des victimes.
Dernièrement, on a également signalé de plus en plus de fraudes sur WhatsApp. À partir du compte WhatsApp piraté d’une personne, des messages sont envoyés à sa famille ou à ses amis, du genre « Bonjour maman, j’ai un nouveau numéro de téléphone, peux-tu payer une facture pour moi ? ». Les contacts personnels étant limités pendant la crise du coronavirus, ces demandes ont été acceptées de plus en plus souvent.
Sites web frauduleux
La crise du coronavirus a par ailleurs entraîné une augmentation des sites web frauduleux. Ainsi, les cybercriminels se font faussement passer pour une organisation de santé proposant des médicaments, des tests ou d’autres informations sur le coronavirus. De multiples boutiques en ligne proposant des produits frauduleux, tels que des gels pour les mains ou des masques buccaux, font également leur apparition. Toutefois, ces produits n’arrivent jamais lorsqu’ils sont commandés. Parfois, ils font même référence à des certificats de conformité et tentent souvent d’extorquer votre adresse e-mail et votre mot de passe par le biais d’offres promotionnelles.
Se protéger est le message
Comment pouvez-vous vous protéger contre de telles formes d’escroquerie en ligne ? Un indice est généralement l’adresse e-mail ou l’adresse du lien vers lequel on essaie de vous attirer. Celle-ci ressemblera énormément à l’adresse e-mail officielle du service concerné. Une légère déviation consiste par exemple à utiliser .org au lieu de .be. Par conséquent, vérifiez toujours quelle est l’adresse e-mail officielle du service qui vous contacte. Recevez-vous un SMS d’un membre de votre famille vous demandant de verser de l’argent ? Dans ce cas, prenez toujours d’abord directement contact avec cette personne.
Si vous avez été victime d’escroquerie en ligne ou si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.